lundi 14 décembre 2009
Perte de doigts
Extrait du Mariners’ Alerting and Reporting Scheme de décembre 2009
Après avoir embarqué un pilote, un navire venait de lever l'ancre et faisait maintenant route. Sur la plage avant, le bosco familiarisait un officier pont nouvellement embarqué aux caractéristiques du stoppeur de la chaîne d'ancre de type à guillotine.
Le Maître d'équipage et l'officier étaient placés de part et d'autre du dispositif, avec le stoppeur dans sa position ouverte (c'est à dire levé en position verticale), de telle manière que l'officier ne pouvait voir complètement le maître d'équipage, géné par la lourde barre.
Au cours de leur discussion, afin d'expliquer la méthode correcte pour sécuriser le stoppeur, le maître d'équipage a inséré son doigt dans l'oeil de la patte au travers duquel la goupille de sécurité est insérée. Malheureusement, à ce même moment l'officier a accidentellement sorti le crochet de retenue du stoppeur, inconscient que le doigt du maître d'équipage était dans 'la guillotine'. Le taquet tombant avec de la vitesse, le majeur du maître d'équipage a été écrasé.
Immédiatement transféré par le bateau pilote, il a été directement évacué vers un hôpital à terre, où son doigt a dû être amputé.
Quelles leçons tirer de l'évènement ?
Le dispositif de retenue du stoppeur en position haute devrait être sécurisé;
Le contrepoids du stoppeur devrait idéalement être de nature à garantir sa descente contrôlée;
Le dispositif 'Guillotine' du stoppeur doit être signalisé de façon permanente avec des bandes de danger et un symbole ou un panneau interdisant le placement des mains ou des jambes sur
les pattes.
D'une façon générale, nombreuses sont les tâches à bord nécessitant de vérifier l'alignement avant l'insertion d'une goupille ou d'un boulon, comme par exemple la manipulation des stoppeurs, les brides de raccordement de tuyaux, les manchons d'accouplement, les systèmes de gouverne, les panneaux machine ou encore les panneaux de trou d'homme. Nombreux sont les incidents ayant causé de graves blessures et la perte de doigts, liés à l'utilisation négligente des doigts pour vérifier l'alignement de trous. Le responsable de ce genre d'opération doit imposer l'utilisation d'une tige ou un outil similaire à cet effet et veiller sytématiquement à ce que toutes les personnes impliquées dans la tâche en comprennent les dangers.
Améliorer la sécurité à bord consiste, avant tout, à simplement prendre le temps de s'interroger avant d'agir...
C'est ce que l'on appelle l'évaluation des risques - concrétisée en France, dans toute entreprise et donc y compris à bord des navires, par le "Document Unique de Prévention".
samedi 12 décembre 2009
il y a dix ans jour pour jour...
Les directions départementales interministérielles (DDI) sont créées au ler janvier 2010
Le décret relatif aux directions départementales interministérielles (DDI) est publié au journal officiel du 4 décembre 2009. Ce texte, qui constitue un élément majeur de la réforme de l’administration territoriale de l’Etat lancée en 2007 crée, par fusion des services existant aujourd’hui, les nouvelles composantes de l’administration départementale de l’Etat, placées sous l’autorité des préfets de département, dont les directions départementales des territoires (et de la mer) qui constituent d’ores et déjà des directions clés pour la mise en œuvre des politiques du MEEDDM.
La direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) met en œuvre les politiques publiques d’aménagement et de développement durable des territoires et de la mer
Dans les régions littorales, la DDTM regroupera (outre la DDE, la DDAF et une partie des services de la préfecture) l’essentiel des directions des affaires maritimes (DDAM ou DIDAM).
Elle comporte selon la taille du département, deux ou trois directions interministérielles :
une direction départementale des territoires et de la mer (dans les départements littoraux) ;
une direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations dans 46 départements sur 88 (schéma à deux directions départementales interministérielles) ;
une direction départementale de la cohésion sociale et une direction départementale de la protection des populations dans 42 départements (schéma à trois directions).
vendredi 11 décembre 2009
Extension du plateau continental
La France, partie à la convention des Nations Unies sur le droit de la mer par sa ratification d’avril 1996, avait décidé d’engager un programme conduisant à bénéficier de l’extension de son plateau continental au large de la métropole et des territoires outre-mer. L’échéance fixée par la convention pour une telle opération était fixée au 13 mai 2009.
La France a tenu cet engagement et partout où notre pays a été en mesure d’établir une demande d’extension, la démarche a été faite, à une exception près, Clipperton, principalement en raison de nos relations avec le Mexique.
L’extension demandée, au-delà des limites des 200 milles marins sous juridiction nationale, permet à la France de disposer de nouveaux droits souverains sur le sol et le sous-sol en vue de l’exploration et de l’exploitation des ressources naturelles. Cette extension ne concerne que les fonds marins, la colonne d’eau sur jacente conserve le régime de la haute mer.
La superficie estimée de l’extension du plateau continental est de l’ordre de 2 millions de km2, en sus d’une surface actuelle de 11 millions de km2 de Zone Economique Exclusive.
Un premier succès a été remporté en septembre par la France sur le dossier présenté pour la Guyane.
mercredi 9 décembre 2009
Adoption du livre bleu et annonce de mesures
Le Comité interministériel de la mer, premier du genre depuis 5 ans, s'est réuni hier à Matignon. Le CIMER présidé par François Fillon a adopté le Livre Bleu « Stratégie nationale pour la mer et les océans » qui fixe les grandes orientations stratégiques nationales pour la mer et le littoral.
Nous vous invitons à parcourir le communiqué de presse exposant les mesures présentées : Comit__interminist_riel_de_la_mer
Conseils de la Fonction Militaire
Le Conseil de la Fonction Militaire de la Marine (CFMM) et le Conseil Supérieur de la Fonction Militaire (CSFM) sont renouvelés par moitié tous les deux ans. Le 28 janvier 2010, le groupe B sera renouvelé par tirage au sort. Il sera également procédé au complètement des places vacantes du groupe A.
Le Bulletin de candidature est à adresser avant le 7 janvier 2010 à minuit (cachet de la poste faisant foi) au secrétariat du CFMM : bulletin_candidature
La conférence de Copenhague : un rendez-vous crucial pour l’avenir de l’Humanité
Toute la
planète a rendez-vous à Copenhague. Du 7 au 18 décembre, 192 chefs
d’Etat et de Gouvernement se retrouvent pour tenter de s’accorder sur
la lutte contre le réchauffement climatique. Objectifs : limiter la
hausse des températures à 2 °C et aider les pays les plus vulnérables à
s’adapter aux conséquences dramatiques de ce changement. Le Président
de la République française est attendu les 17 et 18 décembre. « A Copenhague, il s’agit pour 192 pays du monde de trouver un
accord sur une réduction massive des émissions de gaz à effet de serre
sur quarante ans. C’est un sommet sur l’avenir de la planète ! Modifier
à ce point nos comportements et faire évoluer nos économies, nos
modèles de développement, c’est une quasi-première dans l’histoire. »
Jean-Louis Borloo
Au cours de
cette conférence, organisée sous l’égide de l’ONU, il s’agit de
négocier un accord capable de faire suite au Protocole de Kyoto. Adopté en 1997, ce dernier a imposé aux pays industrialisés
signataires une réduction d’ici 2010 de leurs émissions de CO2 d’en
moyenne 5,2% par rapport à leurs émissions de 1990. Ainsi pour la
France, il s’agissait en 2010, de stabiliser le niveau des émissions à
celui de 1990.
Douze ans après Kyoto, l’heure est toujours à la réduction des
émissions de gaz à effet de serre (GES), responsables du réchauffement
climatique. Cette fois, il faut aller encore plus loin : pour contenir
le réchauffement à 2°C, il faut que les pays développés parviennent,
d’ici 2020, à réduire leurs émissions de 25 à 40 % par rapport aux
chiffres de 1990.
Autre gageure : réussir à convaincre tous les grands pays
émetteurs de GES, aux premiers rangs desquels se trouvent la Chine et
les États-Unis. A l’époque, ils avaient refusé de ratifier le protocole
de Kyoto.
La proposition de la France :
l’idée consiste à ajuster les exigences en fonction du degré de
développement des pays. Un premier groupe serait constitué des pays en
développement faiblement émetteurs de gaz à effet de serre, dont les
besoins indispensables de croissance seraient accompagnés d’un soutien
international à l’accès aux énergies décarbonées. Un deuxième groupe
comprendrait les pays émergents qui s’engagent dans une croissance
moins intense en carbone. Enfin, l’ensemble des pays industrialisés
serait invité à prendre des engagements contraignants conformément à la
feuille de route de Bali, de façon à préparer leurs économies à une
croissance très faible en carbone.
L’autre défi consiste à parvenir à associer les pays en voie de développement à cet effort et surtout les aider à supporter les effets du réchauffement : les pays du Sud sont les premières victimes du changement climatique et ces effets (inondations, famines et réfugiés..).
La proposition de la France :
le plan justice Climat entièrement financé par la solidarité
internationale. Ce plan serait intégralement dédié aux pays les plus
pauvres. Il s’agirait de les aider à favoriser l’accès à l’énergie de
la totalité des populations, de travailler à la reforestation et à la
préservation des forêts... Pour mener ce plan, le besoin de financement
a été évalué à 450 milliards de dollars sur 20 ans, soit 22,5 milliards
de dollars par an.
En savoir plus :
et chaque jour des nouveautés sur le portail du ministère
site Copenhague
plaquette Copenhague, mode d’emploi
Fréquence Climat, la web radio sur le site Copenhague
samedi 5 décembre 2009
Promotions de grade
Par décret du Président de la République en date du 1er décembre 2009, sont promus dans l’armée active au grade d’officier de 3e classe, et pour prendre rang du 1er août 2009 :
Legathe (Maxime, Jean, André).
Davy (Ronan, Ghislain).
Blanchard (Yoann, Gérard, Claude).
Lopez (Sébastien, Nicolas).
Génicot (Alex, Sébastien).
Lavigne (Damien, Roger, Eugène).
Hugot (Clément, Martin, Germain).
Recevez, messieurs les officiers, nos sincères félicitations !
mercredi 2 décembre 2009
un projet de livre bleu...
Reconnaissant le 16 juillet 2009 au Havre l’extraordinaire richesse des propositions du Grenelle de la mer, le Président de la République a demandé au Gouvernement de s’appuyer sur ces travaux pour rédiger un livre bleu et définir une stratégie maritime pour la France. L'Etat entend renforcer les moyens opérationnels dans le cadre de la création d'une fonction garde-côtes; se fixant 4 priorités : investir dans l'avenir développer une économie durable pour la mer et le littoral promouvoir la dimension maritime des outre-mers affirmer la place de la France dans le contexte international L'examen du document est bien évidemment à l'ordre du jour de la prochaine réunion du Comité Interministériel de la Mer.
vendredi 27 novembre 2009
Après-midi mouvementée au CROSS Corse
Le lundi 12 octobre 2009 à 14h01, le CROSS Corse est informé par le RCC Lyon Mont Verdun qu’un avion de tourisme de type CESSNA 210 vient d’amerrir dans le golfe de Porto (côte ouest de la Corse) avec 6 personnes à bord. Le pilote vient de signaler une panne moteur et son intention de tenter un amerrissage. La météo est mauvaise cet après-midi là sur la Corse avec des vents de 40 à 50 Nds et une mer 5.
Aussitôt, le CROSS Corse diffuse un Mayday Relay alors que, dans la même minute, un petit navire avec 2 personnes à bord fait naufrage au large de Bastia.
L’ensemble des hélicoptères de Corse est mis en alerte par le RCC : hélicoptères de la sécurité civile de Bastia et d’Ajaccio, hélicoptère de la gendarmerie d’Ajaccio, Super Puma SAR de l’armée de l’air basé à Solenzara. Parallèlement, un avion de patrouille maritime ATL2 de la marine nationale participant à un exercice est dérouté et prend la fonction de coordonnateur sur zone.
Alors que le dispositif se met en place, l’hélicoptère de la sécurité civile de Bastia se dirige, à la demande du CROSS, vers la zone du naufrage, hélitreuille l’un des occupants du navire qui a coulé alors que le second occupant est récupéré par la pilotine du port de Bastia.
Pendant ce temps, l’ATL2 a rejoint le golfe de Porto et, sous la coordination du RCC, organise la recherche avec l’appui de deux hélicoptères qui commencent à ratisser méthodiquement la zone afin de localiser une éventuelle épave et des survivants. Le CROSS Corse fournit un soutien au RCC en établissant une liaison permanente avec l’ensemble des moyens engagés, dont 2 navires privés présents sur zone. Les recherches sont rendues très difficiles par la météo exécrable sévissant sur le golfe de Porto.
Durant toute l’après-midi, ces différents moyens aériens, épaulés par un hélicoptère Cougar de l’armée suisse en exercice à Solenzara, vont se relayer et, alors que la nuit tombe et qu’aucun indice ni présence humaine n’ont pu être détectés dans la zone durant toute l’après-midi, il apparaît qu’une issue tragique est à redouter.
Pourtant, personne ne lâche prise et, vers 20h30, l’hélicoptère de la sécurité civile de Bastia dont le pilote est équipé de JVN détecte 1, puis 2, puis 3,4,5 et enfin 6 lumières sur l’eau ! Ces lumières proviennent des gilets de sauvetage dont sont revêtus les 6 naufragés.
Il hélitreuille aussitôt 2 naufragés. L’ATL2 largue alors un radeau de survie à proximité d’un groupe de trois naufragés qui parviennent à prendre place à bord. Le Super Puma de Solenzara arrive ensuite pour les récupérer, ainsi que le dernier qui se trouve à proximité.
Tous les rescapés sont déposés et pris en charge à l’hôpital d’Ajaccio pour y être soignés. Ils souffrent d’hypothermie plus ou moins sévère, de multiples contusions et coupures. L’un d’entre eux a également une fracture du bras.
Le 21 octobre 2009, le préfet de Corse organise à Ajaccio une réception pleine d’émotion où les rescapés ont l’occasion de rencontrer et de remercier l’ensemble des acteurs de la chaîne du sauvetage : RCC, CROSS, Sécurité Civile, Gendarmerie, Armée de l’Air, SNSM, Pompiers, médecins, infirmiers,…
Sont notamment présents :
- le préfet de Corse
- l’adjoint au préfet maritime de la Méditerranée
- le directeur du CROSS Méditerranée
- le chef du RCC Lyon Mont Verdun
- le chef du CROSS Corse
L’issue heureuse de cet accident n’aurait pu avoir lieu sans la détermination et la persévérance de tous ces intervenants qui ont montré leur savoir-faire, résultat d’un entraînement et d’un engagement quotidien au service de leurs concitoyens.
L'Officier de 1ère classe Olivier DREVON




















